jeudi 20 septembre 2012

Brillant concert autour du patrimoine musical caché - Châteaubourg

Ouest-France, mardi 18 septembre 2012


Dimanche, l'église Saint-Pierre a une nouvelle fois servi de décor aux Journées européennes du patrimoine. Pascal Tufféry, claveciniste et organiste, était l'invité de l'association Chemin faisant, organisatrice de la manifestation. Passant tour à tour de l'orgue au clavecin, ce dernier a donné un magnifique concert consacré aux petits maîtres du siècle des Lumières comme Cimarosa, Soler ou Balbastre. Un moment de grâce pour le nombreux public venu l'écouter.


jeudi 9 août 2012

Souvenirs du concert à venir le 23 août, à Ergué-Gabéric


Un concert inoubliable


– Il est beau, cet orgue, hein, Papi ?
– Il est magnifique, mais il est plus que cela : il est merveilleux ! C'est une porte d'entrée vers le XVIIe siècle, une ligne de communication directe avec lui.
– Comment ça ?
Eh bien tu vois, l'orgue d'Ergué-Gabéric a été construit par un certain Thomas Dallam, en 1680, et depuis il n'a presque pas été transformé. Bon, 1680, c'est la fin du siècle, mais il est quand même particulièrement adapté à la musique des virginalistes, qui ont écrit, eux, entre... 1580 et 1640, disons.
– Les végétalistes, tu dis ?
– Vir-gi-na-listes ! Je suis en train de te parler de compositeurs, pas de compost ! Thomas, dont je te parlais, est arrivé de Grande-Bretagne en (petite) Bretagne avec son père, le grand facteur Robert Dallam, en 1642, à l'âge de 12 ans... Pile ton âge, tiens ! 1642, ça te dit quelque chose ? Vous avez étudié ça, à l'école ?
– Hmm, bien sûr, Papi, mais redis-moi quand même.
– 1642, c'est le début de la guerre civile en Angleterre. Elle va conduire à la décapitation de Charles Ier et à la proclamation de la République puritaine de Cromwell – République qui n'aimera pas la musique.
– Et donc pas les orgues...
– Surtout pas les orgues ! Robert Dallam est notamment l'auteur, en France, du grand orgue de la cathédrale de Quimper, ainsi que de l'orgue de Lanvellec, qu'il avait construit à l'origine pour l'église de Plestin-les-Grèves. À la Restauration, Robert est retourné en Angleterre, contrairement à Thomas qui, lui, est resté ''chez nous''.
– (L'enfant chuchote) Il a habité à la maison !?
– (Son grand-père l'imite) Mais non, ballot, quand je dis « chez nous », je veux dire : en Bretagne ! La tombe de Robert, elle, se trouve de l'autre côté de la Manche, dans un collège d'Oxford, New College pour être précis. Sous le pavement du cloître, pour être encore plus précis.
– Mais alors, tout le monde lui marche dessus !
– Oh, ça lui fait de la compagnie... Tu sais, j'ai assisté à un concert, dans cette église d'Ergué, il y a plus de quarante ans. Un concert d'orgue, bien sûr, mais de clavecin, aussi.
– Ah oui, le clavecin, l'ancêtre du piano ?
– Ce n'est pas exactement ça. Pas plus que l'orang-outan n'est l'ancêtre de l'homme. Disons qu'il y a des ancêtres communs, c'est un peu différent. Ils étaient deux... les musiciens, pas les ancêtres ! Avec un drôle de nom : Dr Buxte & Mr Hude. Tiens, je crois que je me souviens de chaque pièce du programme. Ça a commencé par la Fantasia Crommatica de Jan Pieterszoon Sweelinck. Ah, elle fait froid dans le dos, celle-là. Déjà, à cause de son passus duriusculus consubstantiel qui...
– Tu parles bien, Papi, mais je comprends pas tout.
– Je veux dire que la Fantaisie en question de Sweelinck est construite complètement sur une gamme chromatique descendante, toutes les notes du clavier, une par une, noires ou blanches, dans l'ordre où elles se présentent. Il faudrait que je te montre.
– Ça devait être impressionnant ?
– Ah, ça oui ! Avec cette œuvre, on a le sentiment d'une progression inéluctable, implacable même. Il y a par exemple, à un certain moment, une espèce de rafale de vent, ou de neige, tout à fait inattendue et génialement inexplicable. Ou encore, à un autre moment, un enchaînement d'accords assez irrationnel. Parrhesia ou pathopoia...? Ah oui, excuse-moi ! Après cette fantaisie, il y a eu une autre œuvre de Sweelinck, le Praeludium Toccata...
– Dis, Papi, tu te souviens de tous les concerts auxquels tu as assisté, comme ça ?
– Hmm, non, celui-là, c'est spécial, c'est là que j'ai pris la main de Mamie, pour la première fois. On était venu faire un stage d'orgue, ça s'appelait comment déjà... l'Académie d'Orgues en Cornouaille, oui, c'est ça ! C'est là qu'on s'est rencontrés, ta grand-mère et moi.
– Ah ben dis donc ! Mais tu me parlais d'un prélude... comment déjà ?
– Prélude toccata. Il combine toutes les caractéristiques d'un prélude, en particulier il possède une dimension didactique indéniable. Je veux dire : il est vraiment conçu pour qu'on puisse apprendre.
– Apprendre à jouer ?
– Oui, mais en même temps apprendre à inventer de la musique, à en improviser, à en écrire. C'est pour ça que ça ressemble un peu à des exercices, parfois. Seule la première page utilise le contrepoint plutôt rigoureux qui émaillent les toccatas italiennes de l'époque... Bon, oui, je sais, c'est encore un peu compliqué. Je continue quand même : passée la première page, donc, adieu le contrepoint, et vive la ''liberté'' !
– Prélude et toccata, c'est la même chose, alors ?
– Pas forcément, justement. Une toccata, en général c'est plus long, plus difficile aussi. Un bon exemple, ça serait les préludes pour clavecin de Louis Couperin. Couperin s'est beaucoup inspiré des toccatas de Froberger, qui lui-même s'est inspiré de celles de Frescobaldi. Eh bien, les préludes de Couperin, les plus longs en tout cas, on pourrait les appeler des « préludes toccatas ». Mais ils servent bien à introduire la musique qui vient après, ce sont donc bien des préludes. Concernant celui de Sweelinck, c'est plus douteux.
– Et après, qu'est-ce qu'il y avait au concert ?
– Deux charmantes petites pièces, écrites par John Bull, et qu'il a offertes au Duc et à la Duchesse de Brunswick, l'Alman à Monsieur, et le Toy à Madame. Alman, c'est une allemande, c'est le nom d'une danse, d'un tempo modéré, et Toy, tu vas rire, ça veut dire « jouet ».
– « Tiens, chéri, John m'a offert un joujou, et toi, qu'est-ce que tu as reçu ? Quoi, une allemande, oh comme c'est aimable de sa part ! » Non, vraiment, je me demande s'il était bien sérieux, ton Bull.
– Oh, tout à fait sérieux, d'ailleurs il était docteur. Pas docteur en médecine : docteur en musique. Et je crois qu'il se prenait très au sérieux, parce qu'il signait toujours : « Doctor Bull ».
– Et il disait à ses élèves : « Vous me jouerez ce morceau trois fois par jour, au milieu de chaque repas » ?
Ah ! Ah ! Le morceau suivant, au programme, était encore une ordonnance du docteur Bull. The King's Hunt, ça s'appelait, ça veut dire « La Chasse royale ». Une ordonnance royale, tiens ! Je me souviens qu'au concert, l'organiste l'avait jouée un peu moins vite que ce qu'on entend habituellement – d'ailleurs en général c'est au clavecin qu'on l'entend. L'interprète a dit que c'était pour rendre le caractère royal, il a dit des choses sur la chasse à courre, que c'était un privilège royal et, comment disait-il déjà, que « un peu de sprezzatura ne messied pas à cette pièce »... Sprezzatura, c'est bien le terme qu'il a employé, ça veut dire : avec un air dégagé, une certaine désinvolture... presque de la morgue. Taratata tout ça ! Moi je crois qu'il n'était pas capable de la jouer plus vite, cette pièce, c'est tout !
– J'ai étudié une fable de La Fontaine qui dit un peu la même chose, je crois. C'est un renard qui n'arrive pas à attraper des grains de raisin, alors il dit qu'ils sont tout verts et bons que pour les goujats.
Hmm, possible... Le compositeur d'après, Giles Farnaby, c'est très différent. Lui, c'était un compositeur amateur, son métier c'était de fabriquer des clavecins. Touchant, non ? Ses œuvres sont souvent très originales ; par exemple, il est l'auteur d'une pavane miniaturisée qui ne fait que quelques mesures, ou encore de la première pièce connue pour deux clavecins, ou encore... Enfin il a fait beaucoup d'expériences. Ainsi, Loth to Depart contient des enchaînements d'accords assez déroutants. Ceci dit, pour relativiser cette... singularité de Farnaby, il faut bien reconnaître que l'on pourrait difficilement taxer ses petits copains musiciens de conservatisme.
– Bon, et après ?
– Le Psaume 140 de Sweelinck. Sweelinck a écrit là des variations sur le 140e psaume du Psautier de Genève sur des vers de Théodore de Bèze. Les interprètes avaient mis cette pièce au milieu de leur programme, parce que le Psautier complet a été édité en 1562 pour la première fois, et que cette année-là Sweelinck est né et peut-être Bull aussi, et que le concert leur rendait hommage, 450 ans après. Après, il y a eu une pièce de Peter Philips. Celui-là, ça été sans nul doute le moins anglais des virginalistes. D'ailleurs, il a émigré très tôt sur le continent. Les composantes italiennes sont plus présentes dans sa musique que dans celle de ses collègues insulaires. Ainsi, Philips a mis en tablature de clavier plus de madrigaux célèbres que quiconque à l'époque, enfin je crois, en tout cas ce type de pièces occupe une place prépondérante dans son œuvre pour clavier, par ailleurs peu abondante. Amarilli en est un bon exemple. Au départ, c'est un air tiré d'un opéra de Caccini, très très célèbre.
– Je ne veux pas te presser, Papi, mais Mamie nous attend, tu sais. Et puis c'est parfois compliqué, ce que tu dis.
– Bon, je me dépêche. Après, on a entendu une jolie petite pièce de Martin Peerson. La pièce s'intitulait The Fall of the Leafe, ça veut dire La chute de la feuille. On pourrait penser qu'il s'agit d'une pièce mélancolique, mais pas du tout. C'est plutôt amusant, en fait. Et encore après, on a eu une œuvre étonnamment chromatique, une sorte d'avatar de la pavane Lachrimae de Dowland, mais avec une dimension spirituelle, voire religieuse, qu'il n'y a pas dans les ''vraies'' Lachrimae...
– Tu ne m'as pas dit de qui était cette pièce.
Orlando Gibbons. Un compositeur plus introverti que ses camarades... Peut-être parce que lui était protestant, contrairement à la plupart des autres, peut-être que c'était lié en tout cas. Gibbons a une écriture naturellement contrapuntique mais, en même temps, une sensibilité, disons, pré-baroque. D'ailleurs il est plus jeune que les autres. Bull aurait pu être son père, Sweelinck aussi donc...
Et le nom de la pièce ?
Pavana ; souvent on l'appelle la Pavane de Lord Salisbury. Pour finir le concert, il y a eu la Fantaisie sur une Fugue de Sweelinck, écrite par Bull quinze jours après la mort de l'Orphée d'Amsterdam, comme on appelait Sweelinck. Quinze jours, on le sait, parce que la date de composition est marquée sur le manuscrit.
– Quinze jours, il en a mis du temps !
Au contraire, il a déjà fallu que la nouvelle lui parvienne. Ceci dit, il n'était pas très loin d'Amsterdam puisqu'il avait quitté l'Angleterre pour Anvers quelques années auparavant, sinon il aurait fallu beaucoup plus que quinze jours.
C'est une sorte d'hommage, alors, cette pièce ?
– Mais oui, bien vu. Cette façon de tirer son chapeau à un ami et collègue qui tire, lui, sa révérence a toujours été une pratique courante chez les compositeurs. Cela nous a valu en France, par exemple, de nombreux Tombeaux – il y en a un de d'Anglebert, par exemple, qui rend hommage à son maître Chambonnières. Maintenant, pour revenir à notre concert, la ''fugue'' dont s'inspire Bull n'a pas été retrouvée. Ce que l'on peut dire, en revanche, c'est que son chromatisme ascendant est le renversement de celui descendant qui caractérise la Fantasia Crommatica... 
– Ascendant, c'est parce qu'il monte au paradis ?
Eh, pourquoi pas ? Bravo ! Ah, j'oubliais, en fait il y avait encore une pièce au programme, un In Nomine de Bull. L'in nomine, c'est typiquement anglais, au même titre que le horn-pipe ou le gigot à la menthe poivrée... Chaque in nomine fait entendre un cantus firmus emprunté au Benedictus d'une messe de John Taverner, datant de 1530 environ. Tradition et innovation se mêlent ainsi dans la pratique musicale des compositeurs de ces temps anciens où, ah ! l'Angleterre avait du génie – ne répète pas ce que je viens de dire à Mamie, tu sais qu'elle est d'origine anglaise, elle est persuadée que l'Angleterre n'a jamais cessé de dominer le monde musical, le monde tout court, d'ailleurs. 
À propos, il y a quelque chose que tu ne m'as pas dit, Papi ! 
Qu'est-ce donc ? 
Il était bien ce concert ? Je veux dire : ils ont bien joué, les musiciens ? 
Oh, divinement ! si tu savais...





8e Académie Internationale de Musique en Cornouaille
19 – 25 août 2012
CONCERT
Ergué-Gabéric, église Saint-Guinal
Jeudi 23 août, 21h
« M. Swelling & Doctor Bull » 
par
Dr Buxte & Mr Hude 
Pascal TUFFÉRY, clavecin et orgue 
Pierre-Henri ESNAULT, orgue et clavecin
Fantasia Crommatica A. 4. Johan Pietersen SWellinck
Praeludium Toccata. Jehan Pieterson Swellinck
The Duke of Brunswick's Alman. Doctor Bull
The Duchesse of Brunswick's Toye. Doctor Bull
The King's Hunt. Doctor Bull
Loth to Depart. Giles Farnaby
Psalme. Jehan Pietersō Swelling
Amarilli di Julio Romano. Peter Philips 1603
The Fall of the Leafe. Martin Peerson
Pavana. Orlando Gibbons
Fantazia op de Fuga van M: Jan Pieters: fecit Dr. Bull 1621 15. Decemb.
In Nomine. Doctor Bull

dimanche 29 juillet 2012




Concert « Patrimoine musical de l'Europe des Lumières »

Pascal Tufféry, orgue et clavecin


Église de Châteaubourg,
le dimanche 16 septembre à 17h

Organisé par l'association Chemin faisant,
dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2012


Entrée libre (libre participation aux frais)




       Afin de vous expliquer le programme de ce concert, permettez-moi pour commencer de vous citer un extrait de l'article Wikipédia consacré aux Journées européennes du patrimoine :
      « Les premières Journées du patrimoine ont été lancées en 1984 par le ministère de la Culture français, à l'initiative du ministre Jack Lang, sous le nom de Journée portes ouvertes dans les monuments historiques, le troisième dimanche de septembre.
      Suite au succès des Journées du patrimoine organisées par la France, plusieurs pays européens décident d’organiser leurs journées du patrimoine dès 1985.
      Jack Lang propose alors de donner une dimension européenne à cette initiative, ce qui est fait en 1991, lorsque le Conseil de l'Europe institue officiellement les Journées européennes du patrimoine. »
      Depuis 1995, un thème général est proposé, mettant en avant un ou plusieurs aspects du patrimoine. En cette année 2012, ce sont les patrimoines cachés qui sont à l'honneur.

      Vous entendrez donc, successivement :
  • un compositeur allemand : Carl Philipp Emanuel Bach, qu'il ne faut pas confondre avec son père Jean-Sébastien ;
  • deux Espagnols (on le devinerait, rien qu'à la longueur de leur nom !) ;
  • Cimarosa, un Italien donc - de la région de Naples, plus précisément ;
  • deux Français pour finir : Duphly, originaire de Rouen, et Balbastre, de Dijon (ceci dit, tous deux sont ''montés'' à Paris, bien sûr).

      Ce sont des compositeurs relativement peu connus, en tout cas du grand public. On peut donc dire qu'ils font partie du patrimoine caché de l'Europe musicale du XVIII siècle, le siècle dit ''des Lumières''. Ces ''petits'' maîtres ont d'ailleurs été qualifiés de « compositeurs de l'ombre au siècle des Lumières ». Petits, admettons, mais ils n'en sont pas moins capables d'apporter à l'occasion autant de plaisir, si ce n'est plus, que les Bach, Haendel et autre Couperin ; après tout, l'ombre est plus rafraîchissante que le plein soleil... Or le plaisir, et ce n'est pas vous, cher public, qui direz le contraire, c'est TOUT, en musique. Comme l'a écrit le compositeur Debussy : « La musique doit humblement chercher à faire plaisir, l'extrême complication est le contraire de l'art. »

     Sachez aussi que l'orgue de Châteaubourg présente des éléments empruntés à chacune des quatre nations représentées. Ce qui n'en fait pas un instrument composite - comme peuvent l'être certains orgues modernes prétendument "bons à tout jouer". Il est au contraire cohérent et a une forte identité.


Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788)
Variationen über die Folie d'Espagne en ré mineur (12 variations) (orgue)

Antonio Francisco Javier José Soler Ramos (1729 - 1783)
Sonata en ré mineur (n°117) "Molto moderato" (clavecin)

Mateo Antonio Pérez de Albéniz (1755 - 1831)
Sonata en Ré majeur (orgue)


Domenico Cimarosa (1749 - 1801)
Sonata en ré mineur "Andante" (orgue)
Sonata en do mineur "Larghetto" (clavecin)
Sonata en do mineur "Allegro" (orgue)
Sonata en Mi bémol majeur "Andantino" (clavecin)
Sonata en Sol majeur "Allegro" (orgue)
Sonata en sol mineur "Adagio" (clavecin)
Sonata en Sol majeur "Allegro" (orgue)

Jacques Duphly (1715 - 1789)
La Pothoüin "Rondeau / Modérément" (orgue)

Claude Balbastre (1724 - 1799)
La d'Héricourt (Rondeau) "Noblement, sans lenteur" (clavecin)
La Lugeac "Giga / Allegro" (orgue)


      Pour finir, je souhaiterais me présenter et, pour ce faire, je m'exprimerai à la première personne du singulier, et non à la troisième qui est d'usage dans les biographies de programmes de concerts.
     Je suis claveciniste et organiste. Après un prix de clavecin à l'unanimité au Conservatoire de Rennes, je me suis perfectionné avec Françoise Marmin à Angers.
      Je me produis régulièrement en tant que soliste ou au sein de petites formations. Je fais notamment partie, à ce jour, de trois ensembles : le duo de claviers
Dr Buxte & Mr Hude, le quatuor Les Âmes galantes, et l'ensemble Ad lib.
      J'enseigne le piano et le clavecin, notamment au Conservatoire Intercommunal du Suet (qui couvre le sud-est de Rennes). Mon projet à court terme est de créer une petite école privée, en m'associant avec d'autres professeurs. Cette structure s'adressera notamment aux adultes, mais pas exclusivement ; elle fera la part belle aux sorties (concerts, conférences, etc.) ainsi qu'aux concerts d'élèves (dans des lieux tels que bibliothèques, etc.). A terme, l'enseignement devrait inclure des cours de culture musicale (histoire et analyse).
      J'ai traduit le livre du claveciniste américain Mark Kroll
Playing the harpsichord expressively (à paraître aux Éditions du Tourdion début 2013). Je travaille actuellement à un court ouvrage didactique qui abordera bon nombre de questions techniques et stylistiques liées à la pratique du clavecin et de l'orgue. Comme je souhaite m'adresser aux grands enfants (sans limite d'âge, cependant...), ce travail se présentera sous la forme d'une fiction, à savoir un voyage d'étude aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à une machine inventée au XXVe !